Création d’un faire-part de mariage 🥂

GAZETTE OLDWOOD #17 (extrait)

La commande la plus chère à mon cœur a vu le jour en ce doux mois de juin, après des semaines de recherches, de croquis, et cette peur déraisonnable de ne pas être à la hauteur de la demande. Alors que nous attendions un printemps parisien qui n’est jamais venu — et que nous le voyons désormais se dissoudre en un été orageux, chargé du bourdonnement de la foule — j’ai eu l’honneur de concevoir un faire-part de mariage.

Il raconte une histoire dont le secret n’appartient qu’au couple.
Après tout, il n’est pas nécessaire de comprendre pour apprécier.

Ne me dites pas que vous n’avez jamais entendu cette croyance. Dans l’imaginaire collectif, l’acte de créer est presque considéré comme divin.

Lors d’une conférence donnée à New York en 1939, Stefan Zweig explorait le mystère de la création. Pour lui, le processus créatif émerge d’un état inconscient dans lequel l’artiste est absorbé, sans nécessairement formuler clairement l’idée qu’il se tient à l’origine de quelque chose. Il devient alors difficile — voire impossible — de décrire véritablement les premières étincelles d’une œuvre.

« Et soudain, cet homme accomplit quelque chose qu’aucun de nous ne peut faire. »

On pourrait presque en rire, n’est-ce pas ? Oui, la création porte sa part de mystère, mais tout le reste n’est que pratique. Comment expliquer que, passé 80 ans, Michel-Ange disait encore : « J’apprends encore » ? Je crois que toute personne qui se place dans un état d’apprentissage constant — créatif ou non — est destinée aux meilleurs résultats. Mieux encore, j’aime penser qu’en agissant ainsi, nous ne vieillissons jamais. Malheur à celui qui croit déjà tout savoir et n’a plus rien à apprendre.

Réfléchissez-y un instant : y a-t-il quelque chose que vous aimeriez savoir, ou apprendre, mais que vous continuez à remettre à plus tard ?

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